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Réponse à la "lettre" de M. Eric Lanzarone, avocat au barreau de Marseille

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elanzarone2, le 15/12/2013 à 19h12

En main la réponse d’Alain Lambert. Plusieurs précisions s’imposent tant sur la forme que sur le fond. Abordons brièvement la forme. Manifestement, l’ancien ministre Lambert tente de masquer la vacuité de son analyse par des propos relevés de fumet de vilenie et de muflerie. S’agissant d’un homme politique de plus de trente ans, et sujet théoriquement à la sagesse, on attendait mieux que l’invective bas de gamme, teinté du soufflé de l’asthmatique. Qu’Alain Lambert soit ici rassuré, je n’irais pas demandé aux robins réparations….trop mercantile comme démarche. Encore que la profession d’avocat sur laquelle est jetée l’anathème et la région PACA sur qui tant d’opprobre est diffusé , pourraient être heurtés par les propos de cet ancien ministre. Mais venons-en aux fond du débat et essayons de décrypter le propos de ce dernier. De quelle planète fait état Alain Lambert dans sa réponse ? S’agit t-il d’une nouvelle société dans laquelle serait dorénavant inscrit aux frontispices des mairies « nous avons juridiquement raison parce que nous sommes politiquement élus ? Ce n’est effectivement pas la société dont je rêve. S’agit t-il alors d’une société ou n’existerait plus les avocats rayés de celle ci, parce que trop obnubilés à faire commerce ? Et pourquoi opposer suffrages contre honoraires ? Quelle confusion…..et pourquoi ne pas opposer honoraires et indemnités des ministres cumulards ? Soyons sérieux. De quels victimes du code des marchés publics se fait-il le porte parole ? Des élus de la région parisienne poursuivis par les juges pénaux, qui n’ont pourtant aucune onction du suffrage universel ? Dés élus qui enfreignent le Code pour acheter made in France et qui de ce fait devraient ne pas être poursuivis pour cause de salut national? Je pensais naïvement qu’un ancien ministre se devait de représenter le peuple, et pas seulement la catégorie à laquelle il appartient ? Et pourquoi donc le code des marchés publics n’est en rien une boite à outils intéressante ? En quoi la métaphore est-elle pour le ministre si dérangeante ? Pour finir, je persiste et signe monsieur Lambert . Si insuffisant que soit le code des marchés publics, si néfaste qu’il puisse être parfois, il est aujourd’hui le seul rempart des faibles contre les forts, et le seul garant de liberté de tous, acheteurs et opérateurs. Quant vous aurez enfin compris cela, vous aurez franchi le Rubicon qui vous sépare de notre modernité. Bien à vous eric lanzarone, avocatau barreau de Marseille