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Acheteur publics, prenez le pouvoir !

Commentaires

fvillette1, le 19/05/2014 à 09h37

J'entends bien les appels à la sage prudence, mais celà fait trop longtemps que les acheteurs sont prudents, d'ailleurs, c'est à cette qualité qu'ils sont souvent reconnus, hélas. Oui il y a des coups à prendre, mais les chars d'une Révolution s'arrêtent rarement aux feux rouges. Et j'entends bien les difficultés annoncées et avérées, mais je reste malgrè tout persuadé que c'est à nous de convaincre les décideurs, plûtôt que d'attendre sagement que ces denriers soit touchés par la Grâce. C'est un autre disours que nous devons leur tenir, basé sur l'achat comme marge de manoeuvre financière, à condition de s'organiser, et de très bien communiquer. La tâche sera rude, très rude, je n'en ai jamais douté un seul instant, mais la fenêtre de tir qui s'ouvre avec ce mercato est unique et sans précédent : à nous de viser juste, et surtout, de tirer les premiers...

ajossaud1, le 16/05/2014 à 17h55

Vous avez parfaitement raison de poser la problématique en termes de pouvoir. Malheureusement pour la dépense publique, c'est rarement l'acheteur qui tient les manettes. Par culture ou par habitude, ces derniers doivent trop souvent affronter leurs collègues financiers ou juristes plutôt que compter sur eux. Sans parler des « super utilisateurs-prescripteurs-techniciens » qui détiennent la connaissance du besoin et le lien avec le fournisseur, clés véritables du pouvoir, et qu'ils ne sont souvent pas près de lâcher. Cette situation n'est pas nouvelle et correspond à celle du secteur privé avant l'émergence de la fonction achat. La prise de pouvoir des acheteurs ne sera cependant possible que si nos décideurs acceptent de leurs confier ces fameuses clés et là, c’est une autre paire de manche. En déplaçant l’équilibre des forces en faveur des acheteurs, c’est en effet leur propre marge de manœuvre que les décideurs réduisent : la rationalité économique s’accorde souvent mal avec une promesse électorale, avec l’égo d’un édile ou tout simplement avec le réalisme politique. Mais ces luttes doivent être menées, car avons-nous d’autres choix que de gagner ?

fantoniolli, le 15/05/2014 à 11h10

Je ne peux qu'abonder dans votre sens M. VILLETTE. Toutefois, des tentatives quoique polies et toujours dans le souci de mieux servir peuvent aboutir à des situations fâcheuses. Combien d'acheteurs ont pu souffrir de harcèlement moral du seul fait de leur volonté d'améliorer le quotidien? Il y en a un certain nombre. il n'est jamais aisé de faire bouger les lignes même lorsque les résultats attendus sont forcément positifs pour l'intérêt général. Dès lors, s'il est salutaire d'essayer, il est judicieux d'être très prudent.

fvillette1, le 14/05/2014 à 11h14

Je suis d'accord avec vous fantoniolli sur la part belle laissée par les organisation actuelle et séculaire, mais c'est à nous de nous "bouger" pour nous imposer et nous inviter au banquet. C'est sûr, nous ne sommes pas vraiment aidé par des associations professionnelles qui n'ont pas dépassé le stade du folklore, et beaucoup de collègues restent hélas accroché à leur seul rôle de juriste. Même si les élus ont des programmes à mettre en oeuvre avec des moyens financiers toujours plus contraints, je ne suis pas sûr q'ils trouvent l'appui stratègique économique auprès de leur directeur marchés publics, hélas...

fantoniolli, le 12/05/2014 à 12h03

Un voeux pieux? Oui et non Hélas oui car les "corporations" de la FPT ne se laisseront pas facilement devancer par les acheteurs publics. L'organisation actuelle - séculaire? - laisse la part belle aux service du personnel (j'insiste bien sur cette terminologie obsolète et tellement d'actualité), comptable et services techniques. Ces piliers de l'organisation administrative ne permettront pas si facilement aux acheteurs de faire bouger les lignes. Le changement fait peur surtout aux classes privilégiées. Heureusement non car vous l'avez dit Monsieur VILLETTE, les ressources financières se font rares et les élus ont des programmes à mettre en oeuvre.